Nouvelle-Zélande : vers la première génération sans tabac ?

Source : The conversation

Par : Judith Mueller

Professor in epidemiology, École des hautes études en santé publique 

« La technologie des vaccins à ARNm est trop récente et la mise sur le marché a été trop rapide. »

Si elle ne fait la une des journaux que depuis peu, la technologie des vaccins à ARN messager (ARNm) est développée depuis plus de vingt ans pour lutter contre d’autres maladies – par exemple contre le Zika (maladie virale dont le vecteur est un moustique, similaire à la dengue). Mais les essais cliniques chez les humains n’avaient pas été réalisés, faute de financement. La pandémie de Covid-19 a permis de réunir rapidement les fonds manquants…

Quant à l’autorisation de mise sur le marché (AMM), elle a effectivement été accordée plus vite qu’à l’accoutumée… Mais pas parce que des étapes de contrôle auraient été supprimées ! Habituellement, les équipes de l’ANSM (Agence nationale de la sécurité des médicaments, en charge de l’AMM en France) ne traitent que les dossiers de demande complets. Pour répondre à l’urgence, l’ANSM a revu ses procédures et étudié les résultats des étapes d’évaluation des vaccins candidats contre la Covid-19 au fur et à mesure de leur obtention par les laboratoires. Ce qui a permis de gagner beaucoup de temps et d’octroyer l’AMM plus tôt.

« On manque de recul pour savoir si des effets secondaires graves vont apparaître… »

Concernant les effets secondaires graves, les signaux apparaissent généralement dans les 6 mois après injection – et la plupart au cours des premières semaines. Les candidats vaccins qui ont montré des effets indésirables lors des essais préliminaires ont vu leur développement interrompu. Pour les effets les plus rares, il faut observer des millions de personnes. Maintenant que des centaines de millions d’adultes ont été vaccinés (par la technologie ARNm avec Pfizer et Moderna, et par AstraZeneca), et ce depuis plus de 6 mois, on peut dire que le profil de sécurité de ces vaccins est connu. Il est peu probable de découvrir d’autres effets que ceux déjà identifiés chez l’adulte. Il faut par contre rester prudent chez les enfants, chez qui les évaluations sont toujours en cours.

« Les essais cliniques ne sont pas terminés, ils sont encore en phase 3. »

Le fait que les participants 

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